Portemanteaux

Les Portemanteaux sont un exercice de style. Des expressions tirées du langage courant, de noms d’œuvres, d’événements ou de personnages sont aboutées, mélangées ou retravaillées par lapsus. De ces formules nouvelles naissent des sens cachés.

Sous-titre

A force de jouer sur les mots, on finit par jouer avec. Sans doute l’habitude de plaider sur le placement de la virgule, l’ambiguïté, l’analogie ou le distinguo, a-t-elle nourri cet intérêt pour les expressions, les formules, les titres qui forment notre quotidien – à moins que ce ne soit l’inverse, bien entendu. Pourquoi tel mot ; et de là, pourquoi pas un autre ? Surtout s’il est révélé par un lapsus, au détour d’une conversation. Le sujet n’est pas totalement nouveau. Il fait même, sous la forme du calembour, les bons titres de certains de nos quotidiens et les bonnes bulles de nos meilleures bandes dessinées. L’objet de ce livre est à la fois desystématiser l’exercice, et de chercher à le pousser dans ses retranchements, notamment en mélangeant des expressions sans lien entre elles. C’est d’ailleurs comme cela qu’a commencé la démarche. En mélangeant « partir du bon pied » et « avoir le pied marin », et en poursuivant au fil de l’eau – tout en écartant les résultats dont j’ai pu trouver, en ligne, trace d’un précédent ne relevant pas manifestement d’une coquille.

L’idée ne m’est venue que dans un second temps de prolonger sur les titres d’œuvres. Quelques inspirations ont, là encore, été abandonnées, faute d’être originales. Surtout, j’ai découvert que Jacques Roubaud avait déjà eu l’occasion de se livrer exactement au même exercice.

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A force de jouer sur les mots, on finit par jouer avec. Sans doute l’habitude de plaider sur le placement de la virgule, l’ambiguïté, l’analogie ou le distinguo, a-t-elle nourri cet intérêt pour les expressions, les formules, les titres qui forment notre quotidien – à moins que ce ne soit l’inverse, bien entendu. Pourquoi tel mot ; et de là, pourquoi pas un autre ? Surtout s’il est révélé par un lapsus, au détour d’une conversation. Le sujet n’est pas totalement nouveau. Il fait même, sous la forme du calembour, les bons titres de certains de nos quotidiens et les bonnes bulles de nos meilleures bandes dessinées. L’objet de ce livre est à la fois desystématiser l’exercice, et de chercher à le pousser dans ses retranchements, notamment en mélangeant des expressions sans lien entre elles. C’est d’ailleurs comme cela qu’a commencé la démarche. En mélangeant « partir du bon pied » et « avoir le pied marin », et en poursuivant au fil de l’eau – tout en écartant les résultats dont j’ai pu trouver, en ligne, trace d’un précédent ne relevant pas manifestement d’une coquille.

L’idée ne m’est venue que dans un second temps de prolonger sur les titres d’œuvres. Quelques inspirations ont, là encore, été abandonnées, faute d’être originales. Surtout, j’ai découvert que Jacques Roubaud avait déjà eu l’occasion de se livrer exactement au même exercice.